Football féminin : la FECOFA appelée à agir pour éviter une saison blanche en RDC

Kinshasa – Considéré comme l’un des onze axes prioritaires du programme de développement de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), le football féminin peine toujours à trouver son rythme en cette fin de saison. Près d’un mois après la clôture des championnats provinciaux, aucune annonce officielle n’a encore été faite concernant l’organisation du championnat national féminin, une situation qui alimente les inquiétudes au sein des clubs et des acteurs de la discipline.

Compétition phare du calendrier féminin congolais, le championnat national est traditionnellement organisé par la Ligue nationale de football féminin (LINAFF). Son rôle est crucial, puisqu’il détermine les clubs appelés à représenter la République démocratique du Congo (RDC) à la Ligue des champions féminine de la Confédération africaine de football (CAF).

Pourtant, malgré l’importance de cet enjeu sportif, les équipes qualifiées attendent toujours des orientations claires sur la tenue de la compétition. À mesure que le temps passe, l’incertitude grandit et soulève des interrogations sur la place réelle accordée au football féminin dans les priorités actuelles de la fédération.

Une attente qui fragilise les clubs

L’absence de calendrier officiel complique considérablement la préparation des équipes concernées. Sans visibilité sur les dates du tournoi, les clubs éprouvent des difficultés à planifier les entraînements, gérer les effectifs et mobiliser les ressources financières et logistiques nécessaires à leur participation.

Cette situation intervient alors que les compétitions masculines poursuivent normalement leur déroulement, notamment la Coupe du Congo, dont les différentes étapes continuent d’être organisées. Un contraste saisissant qui ne manque pas de susciter des réactions parmi les observateurs du football congolais.

La LINAFF en attente d’un accompagnement

Selon plusieurs sources proches du dossier, la LINAFF attend de la FECOFA un soutien accru sur les plans financier, logistique et matériel afin de lancer le championnat national dans des conditions satisfaisantes.

Face à ce blocage, de nombreux acteurs du football féminin appellent l’instance dirigeante à agir rapidement pour éviter une saison blanche, qui serait préjudiciable au développement de la discipline et à la progression des joueuses.

Le risque d’une solution par défaut

À défaut d’une organisation effective du championnat national, la RDC pourrait être amenée à désigner son représentant aux compétitions interclubs de la CAF sur la base du dernier classement disponible. Une éventualité qui permettrait certes de respecter les échéances continentales, mais qui ne constituerait qu’un simple palliatif.

Au-delà de l’urgence du moment, cette situation renvoie à un défi plus large : celui de la structuration durable du football féminin congolais. Alors que son développement figure parmi les engagements affichés de la nouvelle gouvernance fédérale, les prochaines décisions de la FECOFA seront particulièrement scrutées par les clubs, les joueuses et l’ensemble des passionnés du ballon rond en République démocratique du Congo.

Ephraïm Kezza

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