Le ministre de la Défense tire la sonnette d’alarme devant le Parlement sur l’état des FARDC

Devant les commissions Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale et du Sénat, le vice-Premier ministre Guy Kabombo Muadiamvita a présenté un état des lieux sans complaisance de l’appareil sécuritaire congolais. Objectif : plaider pour une accélération de la loi de programmation militaire et un renforcement substantiel des moyens.

Face à la persistance des menaces sécuritaires qui pèsent sur la République démocratique du Congo, le diagnostic est clair : les Forces armées (FARDC) ont d’urgence besoin d’un second souffle. Ce lundi 20 juillet 2026, le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, s’est exprimé devant les commissions Défense et Sécurité du Sénat et de l’Assemblée nationale pour leur exposer la réalité du terrain.

Dans un rapport global sur l’appareil de défense, le patron de la Défense a souligné les fragilités structurelles qui freinent aujourd’hui les capacités de riposte du pays.

« Une armée fragilisée sur le plan de la formation, des équipements et des infrastructures ne peut répondre de manière durable aux défis sécuritaires actuels », a insisté le ministre devant les parlementaires, rappelant leur rôle crucial en tant qu’autorité budgétaire.

Un cri du cœur du commandement militaire

Pour appuyer son plaidoyer, le ministre était accompagné de plusieurs officiers généraux et supérieurs, ainsi que de responsables des écoles et structures militaires. Tour à tour, les hauts commandants ont détaillé les contraintes quotidiennes qui entravent la redynamisation et la professionnalisation des troupes.

À l’unanimité, le commandement militaire a lancé un appel vibrant pour l’octroi de ressources financières et matérielles à la hauteur des enjeux sur le terrain, condition sine qua non pour assurer la montée en puissance des FARDC.

La loi de programmation militaire au cœur des enjeux

Face à ce constat, le gouvernement table sur une révision stratégique de ses priorités budgétaires. Guy Kabombo Muadiamvita a insisté sur l’urgence d’aligner la loi de programmation militaire avec les réalités opérationnelles d’aujourd’hui et de demain.

En saluant l’esprit d’ouverture des députés et sénateurs lors de cette séance de travail inédite, le ministère de la Défense espère transformer ce diagnostic lucide en engagements budgétaires fermes lors des prochains arbitrages parlementaires.

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