
Le président des Aigles du Congo, Vidiye Tshimanga, a justifié la décision de son club de contester le dossier Bingi Belo, estimant qu’il s’agit d’une démarche légitime visant à défendre ses droits dans le strict respect des règlements en vigueur.
S’exprimant sur la question, le dirigeant a également critiqué la programmation des dernières rencontres du championnat. Selon lui, celles-ci auraient dû se disputer simultanément afin de préserver l’équité sportive entre les équipes engagées.
« Ce n’est pas parce que nous avons soutenu la Linafoot et la FECOFA que nous allons tout accepter. Nous sommes là pour défendre nos droits. Nous voulons un véritable changement », a déclaré Vidiye Tshimanga.
Le président des Aigles du Congo a insisté sur le fait que les recours administratifs font partie intégrante du football moderne et ne doivent pas être perçus comme une remise en cause de la compétition sportive.
« Le football se joue sur le terrain, mais nous avons appris de nos aînés qu’il se joue aussi dans les bureaux. On ne peut pas nous empêcher d’utiliser les voies de droit lorsque nous estimons que nos intérêts sont lésés », a-t-il ajouté.
Le dossier Bingi Belo demeure actuellement à l’examen devant les instances compétentes. Selon l’évolution de la procédure, un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) n’est pas exclu. Une telle démarche pourrait avoir des répercussions majeures sur le classement final de la saison, si les juridictions sportives venaient à rendre une décision favorable aux requérants.
En attendant l’issue de cette affaire, les acteurs du football congolais restent attentifs aux conclusions des organes compétents. Le verdict final pourrait constituer un précédent important en matière de gouvernance et de règlement des litiges sportifs en RDC.
Ephraïm Kezza
