Le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 du Projet d’Appui au Développement Rural (PROADER) a été officiellement adopté ce mardi à Kinshasa, à l’issue d’un atelier de validation ayant réuni les Secrétaires généraux de différents ministères ainsi que les membres du comité de pilotage du projet.
D’un montant global estimé à près de 9 millions de dollars américains, ce budget vise principalement à finaliser les activités en cours, consolider les acquis de la première phase du projet et renforcer les infrastructures mises en place, notamment les centres de formation.
« Nous avons validé le dernier PTBA du projet à hauteur de pratiquement 9 millions de dollars américains. Ce PTBA vise à achever les activités, consolider ce que nous avons déjà commencé, équiper les différents centres de formation et préparer le rapport d’achèvement de cette première phase », a déclaré le Chef de projet PROADER, le professeur Michel Disonama.
Lors de cet atelier, le chef du projet, Disonama a présenté les performances enregistrées au cours de l’exercice 2025, qui servent de base à la planification de l’année 2026. Les indicateurs affichent des résultats globalement satisfaisants, avec un taux de décaissement de 92 %, un taux d’engagement financier de 95 %, un taux de réalisation physique des activités de 92 % et un taux d’exécution de la passation des marchés estimé à 80 %.

Optimiste, le chef de projet estime que les objectifs pourraient être pleinement atteints d’ici la clôture du projet : « Au regard du temps restant, nous pensons atteindre 99 %, voire 100 % d’exécution », a-t-il affirmé.
Alors que la première phase du PROADER arrive à son terme en décembre 2026, des discussions seraient en cours entre le Gouvernement congolais et la Banque africaine de développement (BAD) en vue d’un financement additionnel. Une perspective encouragée par les résultats jugés positifs du projet.
« Les résultats sont très satisfaisants. C’est sur cette base que la Banque estime que le PROADER est éligible à un financement additionnel, car un projet sans résultats ne peut en bénéficier », a souligné le professeur Disonama.
Présidant les travaux, le Secrétaire général au Développement rural et président du comité de pilotage du PROADER, MONGOPASI SANJA Pele, est revenu sur les difficultés rencontrées au cours du premier trimestre 2026. Il a notamment évoqué les contraintes liées à la migration du système comptable vers le logiciel SYSBENOL, exigée par la Banque africaine de développement pour l’approvisionnement des comptes du projet.

« Le premier trimestre 2026 a été difficile pour le PROADER, les comptes spéciaux ne pouvant être approvisionnés qu’après le basculement vers le logiciel SYSBENOL mis en ligne par la BAD », a-t-il expliqué.
Lancé en décembre 2019 et financé par la Banque africaine de développement, le PROADER vise à promouvoir une économie rurale dynamique et prospère en République démocratique du Congo. Le projet ambitionne notamment d’améliorer les investissements productifs et sociaux, de soutenir le développement du secteur privé et de stimuler l’entrepreneuriat agricole.
Le PROADER est actuellement déployé dans sept provinces du pays, à savoir le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu, le Maï-Ndombe, le Kasaï, le Kasaï Central et le Kasaï Oriental.
Yosh
