
Le groupe brassicole néerlandais Heineken a décidé de mettre fin à ses activités en République démocratique du Congo en cédant sa participation majoritaire dans la société Bralima, qu’il détenait depuis 1987.
Selon une source proche du dossier, cette participation a été vendue à Elna Holdings. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large du groupe visant à se désengager de plusieurs brasseries à travers le monde. Toutefois, Heineken continuera de commercialiser ses marques de bière en RDC via un accord de licence.
D’après un média belge, cette cession intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans l’est du pays. En juin dernier, le groupe avait perdu le contrôle de ses installations situées à Bukavu et Goma, tombées aux mains de groupes armés, notamment le M23 et l’AFC.
En novembre, Heineken avait déjà cédé sa brasserie de Bukavu pour un euro symbolique. Désormais, le retrait s’étend également aux sites de production de Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi, sans que les détails financiers de l’opération ne soient rendus publics.
Fondée en 1923 à Léopoldville, actuelle Kinshasa, Bralima s’est progressivement développée avec l’implantation de nouvelles unités à Bukavu, Stanleyville (aujourd’hui Kisangani) et Boma dans les années 1950, dans un contexte de relance économique d’après-guerre. L’appellation Bralima est adoptée en 1957, avec des marques emblématiques telles que Primus et Mützig.
Acteur majeur du secteur brassicole congolais, Bralima partage le marché avec Bracongo, filiale du groupe français Groupe Castel, solidement implanté en Afrique. Le groupe Heineken, fondé en 1864 par Gerard Adriaan Heineken, tourne ainsi une page importante de son histoire en RDC.
Yosh
