La gestion des tensions dans onze provinces de la République démocratique du Congo est au centre d’une réunion nationale ouverte lundi à Kinshasa par le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Organisées du 3 au 6 novembre 2025, ces assises réunissent les représentants de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema, du Tanganyika, du Kasaï, du Kasaï Central, du Maï-Ndombe, du Kwango, du Kwilu et de Kinshasa. Elles visent à identifier les causes de l’extrémisme violent et à proposer des solutions durables pour y mettre fin.
« L’extrémisme violent prospère là où la gouvernance est affaiblie. Il faut renforcer la justice et la présence de l’État », a déclaré le ministre Shabani, invitant les participants à placer la bonne gouvernance au cœur de la prévention des violences.
Appuyées par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Secrétariat national pour le renforcement des capacités (SENAREC), ces conversations nationales favorisent un dialogue inclusif entre acteurs institutionnels, sociaux et communautaires.
Le représentant du PNUD a réaffirmé la disponibilité de son institution à soutenir les efforts du gouvernement pour la stabilité et la cohésion nationale, tandis que le SENAREC a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée entre les institutions et les communautés.
Les participants ont exprimé leur souhait de voir ces échanges aboutir à des recommandations concrètes pour restaurer la paix et renforcer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés à travers le pays.
