Obsèques du Pr Paul Malembe : Patrick Muyaya et l’Unisic s’accordent sur l’organisation

 

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a reçu mardi à Kinshasa une délégation de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (Unisic , ex-Ifasic). Les échanges ont porté sur l’organisation des obsèques du professeur émérite Paul Malembe Tamandiak, disparu lundi à l’âge de 88 ans aux Cliniques universitaires de Kinshasa.

« Nous avons tous appris avec tristesse la mort du professeur émérite Paul Malembe, fondateur de l’ISTI, devenu Ifasic puis Unisic. Comme ministre de tutelle et ancien de l’Ifasic, il était de mon devoir de rencontrer la direction pour voir comment lui réserver des obsèques dignes de son rang », a déclaré Patrick Muyaya.

 

Le ministre a salué la mémoire d’un pionnier de la presse et de la formation en journalisme, rappelant son apport déterminant lors des États généraux de la communication en janvier 2022, malgré son âge avancé.

Un comité d’organisation a été constitué, réunissant l’Unisic, l’Université de Kinshasa, les ministères de la Communication et Médias et de l’Enseignement supérieur, ainsi que la famille du défunt. Parmi les décisions retenues figurent l’érection d’une chapelle ardente à l’Unisic et la réalisation d’un buste en hommage à cet illustre bâtisseur.

Pour le professeur Jean-Marie Vianney Longonya, représentant de l’Unisic, la rencontre avec le ministre était essentielle : « Nous devions informer officiellement notre ministre et ancien de l’Ifasic. La famille est pleinement associée à l’organisation de ces obsèques. »

Un pionnier du journalisme congolais

Né le 26 novembre 1936, Paul Malembe Tamandiak est reconnu comme l’un des pères fondateurs de l’enseignement du journalisme en République démocratique du Congo. Diplômé de l’École supérieure de journalisme de l’Université catholique de Lille en 1962, il fut le premier journaliste à présenter un journal télévisé sur la RTNC, le 24 novembre 1966.

Visionnaire, il initia dans les années 1960 la création de l’Institut des sciences et techniques de l’information (ISTI), officiellement ouvert en 1973, dont il devint le premier directeur général. En 1997, il fut nommé premier recteur de l’Ifasic. Professeur ordinaire à l’Université de Kinshasa et à l’Unisic, il forma des générations entières de journalistes et d’universitaires, prônant un journalisme au service de la citoyenneté.

La République démocratique du Congo perd ainsi une figure majeure dont l’héritage scientifique, académique et médiatique marquera durablement l’histoire du pays.

Yosh

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