Justice : Constant Mutamba condamné à trois ans de travaux forcés

La Cour de cassation a rendu son verdict ce mardi 2 septembre 2025, l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba a été reconnu coupable du détournement de fonds publics initialement alloués à la construction d’une prison à kisangani, l’ex ministre a été condamné à trois ans de travaux forcés, assortis de la privation de son droit de vote et de son éligibilité pendant cinq ans après l’exécution de sa peine.

Un procès sous haute surveillance

Ce procès, suivi avec une attention particulière par l’opinion nationale et internationale, s’est tenu dans un climat de tension. Autour du siège de la Cour de cassation, situé dans la commune de la Gombe, la sécurité était maximale : déploiement de forces de l’ordre, barrages filtrants et accès restreint. Un dispositif qui traduisait la sensibilité du dossier et l’inquiétude des autorités face à d’éventuelles manifestations.

Ses avocats ont, de leur côté, plaidé l’instrumentalisation politique de la justice, estimant que la procédure visait avant tout à écarter leur client des prochaines échéances électorales.

Âgé d’une quarantaine d’années, Constant Mutamba s’est imposé ces dernières années comme une voix discordante au sein de l’espace politique congolais. il s’est progressivement affirmé comme l’un des opposants les plus critiques du régime en place, notamment sur les questions de gouvernance, de libertés publiques et de transparence électorale. Avant d’etre nommé dans le gouvernement Suminwa, ministre d’État en charge de la justice et garde des sceaux,

Président du mouvement politique Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), Mutamba avait gagné en popularité grâce à ses prises de parole tranchées et sa capacité à mobiliser une jeunesse frustrée par les inégalités et le chômage.

Cette condamnation ouvre désormais une nouvelle phase d’incertitudes sur l’avenir politique de Constant Mutamba, connu pour ses prises de position critiques vis-à-vis du pouvoir en place. Les réactions officielles de son parti et des acteurs de la société civile sont attendues dans les heures à venir.

Yosh

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