
Dans une note circulaire officielle signé le 28 juillet, le ministère provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévention de la ville de Kinshasa interdit l’exposition des malades dans les lieux publics à des fins pécuniaires.
Le document, signé par le Dr Gongo Arakaza Patricien, dénonce une pratique croissante de “marchandage et commercialisation des malades” dans les communes de la capitale, notamment aux ronds-points et carrefours. Cette pratique est jugée attentatoire à la dignité humaine et contraire à l’article 16 de la Constitution du 18 février 2006.
« Depuis un certain temps, il s’observe dans la Ville Province de Kinshasa une Pratique de Marchandage et commercialisation des malades dans les différentes Communes (Ronds-points, carrefours…). Une pratique qui déshonore et porte un discrédit à la dignité humaine conformément à l’article 16 de la Constitution de 18 février 2006 telle que modifiée et complétée à ces jours. » peut-on lire dans cette circulaire.
Le ministère ordonne ainsi le transfert des malades concernés vers les zones de santé pour une prise en charge appropriée.
Il met également en garde contre toute infraction à cette interdiction, évoquant des sanctions prévues par la législation congolaise, notamment la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 sur la protection de l’enfant et le décret royal du 23 mai 1896 sur le vagabondage et la mendicité.
Les forces de l’ordre sont appelées à veiller à l’application stricte de cette mesure sur toute l’étendue de la ville-province.
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