Ituri : Plus de 40 fidèles massacrés par des djihadistes dans une paroisse catholique

Une attaque d’une violence inouïe a visé une paroisse catholique à Komanda, en Ituri, coûtant la vie à plus de quarante fidèles en pleine veillée de prière. Le drame s’est produit dans la nuit du dimanche 27 juillet 2025, alors que les victimes participaient à une célébration liturgique marquant le centenaire d’une congrégation religieuse.

Selon un communiqué officiel des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les assaillants identifiés comme des éléments du groupe terroriste ADF ont pris d’assaut l’église, armés de machettes et d’armes à feu. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes d’une rare atrocité, certains corps portant des traces de mutilation, d’autres criblés de balles.

Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel des FARDC en Ituri, a dénoncé « un acte de vengeance barbare » commis par des combattants ADF « pourchassés et affaiblis » par les offensives conjointes menées par l’armée congolaise et son homologue ougandaise (UPDF) dans les territoires d’Irumu et Mambasa.

« Ces terroristes, acculés sur plusieurs fronts, s’en prennent lâchement aux civils afin de semer la peur et freiner l’avancée des opérations », a-t-il déclaré.

L’armée affirme maintenir la pression sur les ADF, assurant qu’elle continuera à les « traquer sans répit jusqu’à leur neutralisation totale ».

Les ADF, un groupe djihadiste d’origine ougandaise affilié à l’État islamique, ont multiplié les massacres de civils dans l’Est congolais depuis plusieurs années. Chassés de Beni (Nord-Kivu), ils se sont progressivement repliés vers le nord, dans la province de l’Ituri, zone actuellement placée sous état de siège en raison de l’insécurité persistante.

Ce nouveau carnage vient une fois de plus endeuiller une population déjà éprouvée, et ravive les appels à une réponse sécuritaire plus ferme, mais aussi à une protection renforcée des lieux de culte.

Yosh

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