Malgré la grève des conducteurs : Les kinois plaident pour le respect de la grille tarifaire

En dépit de la grève des chauffeurs le lundi 20 janvier 2025, les kinois ont plaidé pour le respect de la grille tarifaire de transport à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Les chauffeurs qui ne sont pas d’accord avec la nouvelle grille tarifaire publiée par les autorités, ont organisé ce lundi un autre mouvement de grève. Cette grève a pénalisé de nombreux kinois qui ont eu du mal à trouver un moyen de transport pour se déplacer.

Certains ont parcouru de longues distances à pied, d’autres par contre se sont pliés à la tarification imposée par les conducteurs qui ont tout de même sorti leurs véhicules pour transporter les kinois qui se sont déplacés.

Alfred Omadjela Habitant de Kinshasa, déplore cette situation, «J’ai constaté que le transport est très difficile aujourd’hui. Nous avons payé bien au-delà de ce que nous payons habituellement. Par exemple, les motards ont augmenté le coût d’un trajet, comme d’ici jusqu’à Kintambo Magasin, où nous avons déboursé jusqu’à 15 000 francs congolais. Nous avons beaucoup souffert pour le transport aujourd’hui». A-t-il dit.

Fidèle Tsimba travaille au centre-ville de la capitale. Il a constaté que la nouvelle grille tarifaire fixée par l’autorité urbaine n’est pas respectée par les conducteurs. Il encourage à faire le suivi pour son application effective.

«Que l’État maintienne la mesure prise, car la population n’a pas assez de moyens pour payer ces prix. Même s’ils ne sortent pas en grand nombre, qu’ils fassent au moins l’effort de mettre en circulation de nombreux bus Transco chaque matin, pour permettre à la population de se rendre en ville et d’arriver au travail à temps. En tout cas, je salue la mesure qu’ils ont prise, elle est bonne

De son côté, JP Bungu soutient la nouvelle tarification publiée par le gouvernement provincial de Kinshasa. Dans le même temps, il s’insurge contre la pratique des chargeurs qui encouragent les chauffeurs à la hausse des prix.

«Qu’ils maintiennent leurs décisions et ne se laissent pas intimider par les caprices des chauffeurs, car ils sont habitués à faire des grèves. Ils ne supportent pas non plus la galère. Avec le temps, ils finiront par revenir. Même si nous devons marcher à pied cette fois-ci, nous le ferons pour leur montrer que trop c’est trop. Qu’ils ne se laissent pas faire et qu’ils n’acceptent aucune négociation avec les chauffeurs. Pour moi, les membres de l’ACCO et les chargeurs observent la situation avant d’imposer un prix aux chauffeurs, et ces derniers obéissent. Je suggère que le gouverneur suive de près l’association des chauffeurs, en particulier les chargeurs qui manipulent les chauffeurs

Quant au photographe Thierry Yems, les chauffeurs sont armés de mauvaise foi et les autorités doivent les contraindre à respecter la grille tarifaire.

«Vous savez qu’à Kinshasa, les chauffeurs de taxis et de taxi-bus sont en train de torpiller le peuple congolais. Vous avez vu ce qui s’est passé : ils ont prétendu que le carburant avait augmenté, mais le gouvernement a fait un effort pour réduire le prix du litre à la pompe. Pourtant, eux ont augmenté le prix du transport de 2 500 à 5 000 voire 7 000 FC. Si je réfléchis bien, avec tous ces tarifs qu’ils fixent, les chauffeurs et les receveurs, ni même les propriétaires de véhicules ne gagnent réellement, car le versement n’a jamais été revu à la hausse. Ce sont eux qui profitent en cours de route. L’État, lorsqu’il fixe un tarif, doit s’imposer

En attendant le dénouement de ce bras de fer entre les autorités provinciales de Kinshasa et les conducteurs, les kinois payent le lourd tribut de cette crise.

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