
8 janvier 2025, Kinshasa est marqué par le 29e anniversaire de l’une des pires tragédies de son histoire : l’accident de l’avion Antonov survenu en 1996 au marché Zigida, connu également sous le nom de marché Type K.
Cette journée est un moment de recueillement des familles des victimes, des autorités mais aussi des nombreux Kinois qui continuent de fréquenter ce marché.
Une tragédie mémorable
Ce jour là un avion cargo Antonov, en surcharge et « mal entretenu », avait raté son décollage de l’aéroport de Ndolo, situé en plein cœur de Kinshasa. Après avoir quitté la piste, l’appareil avait terminé sa course dans le marché Zigida, une zone animée et bondée à l’époque. L’accident avait causé la mort de près de 350 personnes, essentiellement des commerçants, clients, et habitants des environs, tandis que des centaines d’autres furent grièvement blessées.
Ce drame avait soulevé une vague d’indignation en raison des conditions d’exploitation des avions cargo de type Antonov, souvent décrits comme des « bombes volantes » à cause de leur vétusté et des normes de sécurité laxistes.
Il avait également mis en lumière la proximité dangereuse de l’aéroport de Ndolo avec les zones habitées et commerciales.
Des questions encore ouvertes
Bien que cet événement ait conduit à des réformes dans le secteur de l’aviation civile en République Démocratique du Congo, notamment l’interdiction des gros avions sur l’aéroport de Ndolo et une meilleure réglementation des aéronefs étrangers, des défis persistent. Le pays reste marqué par un historique sombre en matière de sécurité aérienne, classant régulièrement ses compagnies sur la liste noire de l’Union européenne.
La dernière en date revient en octobre 2024 où un hélicoptère des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s’est écrasé sur la piste de l’aéroport de Ndolo causant la mort de deux militaires.
Près de trois décennies après ce drame, bien que la vie ait repris son cours normal dans ce marché populaire de Kinshasa, les souvenirs du drame au marché Type K restent ancré dans les têtes et cœurs des Kinois, comme un appel à la vigilance et à la prudence.
YOSH
