Élections à la FECOFA : le processus électoral menacé par une polémique sur les règles du scrutin

 

À quelques jours de l’élection à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association, le climat devient de plus en plus tendu autour du processus électoral. Plusieurs voix dénoncent des irrégularités qui pourraient fragiliser, voire remettre en cause, la crédibilité du scrutin.

Au centre de la controverse : la publication tardive des nouveaux critères d’éligibilité. En effet, l’appel à candidatures a été clôturé le 21 avril 2026, alors que les nouvelles conditions électorales n’ont été publiées au Journal officiel que le 28 avril, soit après la fin du dépôt des candidatures.

Pour plusieurs observateurs, cette situation pose un sérieux problème de légalité. Ils estiment que les règles d’une élection ne peuvent pas être modifiées après le lancement du processus électoral. Cette décision pourrait ainsi ouvrir la voie à des recours devant le Tribunal Arbitral du Sport.

Autre sujet de polémique : l’implication présumée de certains responsables de la Fédération Internationale de Football Association dans le dossier. Un courriel attribué à Harraz Ahmed, contenant un procès-verbal de l’Assemblée générale du 11 janvier 2025, suscite de nombreuses interrogations.

Le candidat à la présidence de la FECOFA, Rainier Mangenda Suku Swa, accuse certains acteurs de vouloir influencer le processus électoral. Selon lui, le document transmis n’aurait jamais été officiellement validé par les membres de l’Assemblée générale, contrairement aux procédures prévues dans les textes de la fédération.

Cette situation place aujourd’hui la Commission électorale dans une position délicate. Elle devra décider si les candidatures seront examinées sur base des anciens statuts ou des nouveaux textes publiés après la clôture des dépôts.

Quel que soit le choix final, le risque de contestation reste élevé. Une application des nouveaux critères pourrait être considérée comme illégale, tandis qu’un retour aux anciens textes remettrait en cause les récentes modifications soutenues par certains dirigeants.

Alors que le football congolais espérait une nouvelle dynamique à travers cette élection, la FECOFA fait désormais face à une crise de confiance. Sans clarification rapide et sans plus de transparence, ce scrutin pourrait laisser place à une longue bataille juridique et à une profonde crise de légitimité au sein du football national.

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