
La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) continue de se muscler avec les candidatures officielles de Bosco Mwehu et Jean-Claude Mukanya, deux profils expérimentés qui viennent renforcer un scrutin déjà considéré comme stratégique pour l’avenir du football congolais.
Président de la Ligue nationale de football (Linafoot), Bosco Mwehu fait valoir une solide expérience dans la gestion du football national. Son passage à la tête du championnat congolais est associé à une administration jugée structurée ainsi qu’à une bonne maîtrise des enjeux organisationnels et institutionnels du secteur. Sa candidature s’inscrit dans une vision axée sur la réforme, avec pour priorités la professionnalisation des structures, l’amélioration de l’organisation des compétitions et la relance globale du football congolais.
Dans le même élan, Jean-Claude Mukanya a également officialisé son entrée en lice, ajoutant une nouvelle dimension à une compétition déjà très disputée. Ancien international congolais et technicien reconnu, il capitalise sur son vécu de terrain et son expérience technique, notamment son passage dans le staff des Léopards lors de la Coupe d’Afrique des nations 2015, où la RDC avait décroché une médaille de bronze sous la direction de Florent Ibenge.
Son projet met l’accent sur la structuration du football à la base, avec une attention particulière accordée à la formation des jeunes, à la détection des talents et à la professionnalisation du football féminin. Une approche qu’il présente comme un levier pour inscrire durablement le football congolais dans une logique de performance.
Avec ces deux candidatures, la bataille pour la succession à la tête de la FECOFA prend davantage d’ampleur. Le nombre de prétendants atteint désormais neuf, avec notamment Véron Mosengo, Aziz Makukula, Max Mayaka, Kevin Issa, Didier Massamba, Patrice-Rainier Mangenda et Shabani Nonda déjà annoncés.
À l’approche de la validation des dossiers par la commission électorale, l’attention se tourne désormais vers les programmes, les équilibres de forces et les alliances susceptibles d’influencer l’issue du scrutin.
Au-delà d’une simple élection, ce rendez-vous s’annonce comme un moment charnière pour la gouvernance du football en République démocratique du Congo, dans un contexte où les ambitions de réforme et les perspectives liées notamment à la Coupe du monde 2026 nourrissent de fortes attentes.
