La Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Professeure Dr Marie-Thérèse Sombo, a présidé l’ouverture officielle d’un atelier national consacré aux défis de l’intégration de la médecine traditionnelle dans la lutte contre la drépanocytose, qui s’est tenu au Centre culturel et artistique de l’Afrique centrale.
Cet événement, organisé en partenariat avec le Centre Mabanga de Médecine Africaine et de Santé Sociale (CMMASS) et l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), a rassemblé des experts universitaires, des chercheurs et des législateurs autour d’un enjeu majeur de santé publique : la prise en charge intégrée de la drépanocytose par le biais d’approches scientifiques validées de la médecine traditionnelle.
Parmi les interventions les plus remarquées, celle de l’honorable Antoine Ntabala, auteur d’une proposition de loi sur la lutte contre la drépanocytose en RDC, a particulièrement retenu l’attention. Dans un esprit participatif, il a présenté le contenu de cette proposition aux chercheurs, afin de favoriser leur appropriation scientifique et sociale du texte.
« Il est temps que notre médecine traditionnelle soit non seulement valorisée, mais également encadrée scientifiquement au service de nos populations », a déclaré l’honorable Ntabala, qui milite depuis plusieurs années pour une réponse holistique à la drépanocytose.
À l’issue de son exposé, il a remis officiellement une copie de cette proposition de loi à la Ministre Marie-Thérèse Sombo, suscitant une ovation nourrie de la part des participants.
Ce moment fort constitue une avancée significative vers la reconnaissance institutionnelle de la médecine traditionnelle comme un acteur clé dans le système de santé en RDC, notamment dans la lutte contre les maladies héréditaires telles que la drépanocytose.
Élie M’fowu
