
L’Assemblée nationale a été informée, mercredi, de la fermeture des centres et cliniques d’esthétique proposant des interventions de type « BBL » à Kinshasa. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Dr Roger Kamba, lors de sa réponse à une question d’actualité au Palais du peuple.
Selon le ministre, la médecine esthétique à caractère chirurgical n’est pas encore réglementée en République démocratique du Congo, ce qui empêche toute délivrance d’autorisation officielle. « Nous avons lancé la fermeture pour raisons médicales, car ces centres ont enfreint la loi », a-t-il déclaré en réponse au député Guy Mafuta.
À la suite d’une enquête des inspecteurs de la Santé, plusieurs structures – notamment « ML Beauty Bar », « Taille S Clinique » et le « Centre Hospitalier UV RDC » – ont été identifiées comme exerçant dans l’illégalité, sans aucune autorisation du ministère. Le Dr Kamba a dénoncé des « officines clandestines » utilisant des produits non homologués, exposant les patientes à des risques sanitaires majeurs.
Il a ajouté que ces établissements ne peuvent recevoir ni protocoles officiels ni exigences techniques, puisqu’ils ne sont pas reconnus comme des structures médicales légales.
Deux causes majeures à l’origine de la nouvelle épidémie de choléra
Interpellé sur la recrudescence du choléra en RDC par la députée Lady Yangotikala, le ministre a expliqué que deux phénomènes principaux ont déclenché cette nouvelle épidémie : le déplacement massif des populations dans l’Est du pays et les récentes inondations à Kinshasa et dans les zones riveraines du fleuve Congo.
Rappelant que le choléra est endémique depuis plus de 50 ans dans les provinces de l’Est, le ministre a assuré que la courbe épidémiologique évolue désormais à la baisse. Les cas se concentrent actuellement dans les provinces du Tanganyika, Haut-Lomami, Sankuru, Nord-Kivu et Sud-Kivu.
Dr Roger Kamba a conclu en soulignant que la réponse sanitaire est pleinement en cours et que le Président de la République a instruit d’améliorer la santé globale de la population.
La séance plénière a été présidée par le professeur Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.
