
À Kinshasa, le Parquet de grande instance de la Gombe a franchi un nouveau cap dans le procès de Constant Mutamba Tungunga. Dans une réquisition datée du 26 août 2025, signée par le procureur de la République Isofa Nkanga Edmond, la Police nationale congolaise est invitée à interpeller toute personne arborant une effigie ou scandant des slogans en faveur du prévenu.
Officiellement, cette décision vise à « protéger l’intégrité physique des magistrats » et à prévenir les troubles à l’ordre public. Mais sur le terrain, elle est perçue comme une tentative d’étouffer toute expression publique de soutien à l’opposant, actuellement poursuivi devant la justice.

Le Parquet ordonne également le déploiement d’un dispositif policier autour de la Cour de cassation et du Parquet général, transformant ainsi l’espace judiciaire en véritable zone sous haute surveillance.
Cette réquisition soulève des interrogations sur la liberté d’expression et le climat de crispation politique autour de ce procès. Pour de nombreux observateurs, le message est clair : toute manifestation de solidarité envers Mutamba sera désormais considérée comme une menace à l’ordre public.
Yosh
