
L’audience de ce lundi le 04 août 2025 devant la Cour de cassation était très attendue dans le cadre du procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, accusé de détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Des témoins attendus, mais partiellement présents
Parmi les témoins cités figurait Jules Alingete, ancien inspecteur général des finances. Toutefois, tous les témoins convoqués ne se sont pas présentés à la barre. Seuls quelques-uns ont comparu, les autres étant attendus à la prochaine audience fixée au mercredi 06 août.
Une défense confiante, malgré la gravité des charges
Les avocats de Constant Mutamba ont insisté sur le respect des garanties constitutionnelles. Pour Me Yves Kisombe, « la peine encourue est extrêmement conséquente », d’où l’importance d’un procès juste et impartial. Il a rappelé que la défense avait déjà saisi la Cour constitutionnelle pour faire respecter les règles de procédure.

Les experts confortent la ligne de défense
De leur côté, les avocats de la défense se sont réjouis des témoignages d’experts entendus. Me Moïse Pika a souligné que ceux-ci ont confirmé que l’ancien ministre avait bien consulté les instances compétentes, notamment l’ITPR, avant d’engager tout processus. Il a aussi relevé que les délais d’approbation dépassés rendaient certaines étapes caduques, renforçant ainsi leur argumentaire.
Prochaine étape : audition de témoins clés
La Cour reprendra les débats mercredi prochain, avec la comparution attendue de nouveaux témoins, dont, potentiellement, la Première ministre. L’instruction se poursuit dans un climat de vigilance juridique autour de la transparence et de l’impartialité du procès.
