Accord RDC-Rwanda-USA : Le député national Okundji accuse Tshisekedi de violation constitutionnelle

Le député national Emery Okundji, figure bien connue de la scène politique congolaise, a vivement critiqué le président de la république Tshisekedi suite à la signature de l’accord tripartite entre la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et les États-Unis. Lors d’une intervention devant la presse, l’élu a déclaré que cet accord a été conclu « sans l’aval du Parlement », constituant selon lui une violation flagrante des articles 213 et 214 de la Constitution « Sans informer le Parlement, Tshisekedi a violé la Constitution dans ces articles 213 et 214 », a affirmé le député. Ces dispositions stipulent clairement que les traités et accords internationaux doivent être soumis à l’approbation du Parlement avant toute ratification. Selon M. Okundji, en agissant de manière unilatérale, le chef de l’État a outrepassé ses prérogatives et fragilisé les institutions démocratiques du pays.

Cet accord, dont les détails restent encore flous pour l’opinion publique congolaise, aurait pour objectif officiel de renforcer la coopération sécuritaire et économique entre les trois nations. Cependant, il suscite déjà de vives tensions, en particulier en raison des relations historiquement tendues entre la RDC et le Rwanda, accusé à plusieurs reprises par Kinshasa de soutenir des groupes armés actifs dans l’est du pays.

Pour le député Okundji, au-delà de la forme constitutionnelle, c’est également le fond de cet accord qui inquiète. Il redoute que cette initiative « brade la souveraineté nationale » et expose davantage la RDC aux ingérences étrangères. Il a ainsi appelé le Parlement à se saisir de cette affaire, exigeant que le gouvernement rende des comptes et que l’accord soit soumis à un débat national.

Cette sortie d’Emery Okundji vient relancer le débat sur la gouvernance et le respect des procédures légales sous le régime Tshisekedi. À l’approche des prochaines échéances électorales, ces accusations risquent de polariser davantage une scène politique déjà électrique.

Pour l’heure, la présidence congolaise n’a pas encore réagi officiellement aux critiques du député. Mais dans les coulisses, plusieurs proches du pouvoir minimisent l’affaire, arguant que la signature d’un protocole d’accord n’équivaut pas à une ratification formelle nécessitant l’approbation parlementaire.

Quoi qu’il en soit, cette polémique souligne une fois de plus les tensions persistantes entre l’exécutif et le législatif en RDC, et pose la question du respect des mécanismes constitutionnels dans la conduite des affaires d’État.

Yosh

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